Les Belges font confiance à leur pharmacien pour les médicaments, les conseils et la prévention.
4 Belges sur 10 indiquent se priver de médicaments pour des raisons budgétaires
27 janvier 2026

Bruxelles — janvier 2026. À la demande de Multipharma, le bureau d’études iVOX a mené1 une enquête sur les attentes des patients vis-à-vis de leur pharmacien. Cette coopérative belge réalise chaque année ce sondage afin d’avoir une idée précise des besoins spécifiques de ses patients.
- 76 % des Belges préfèrent se procurer leurs médicaments sans ordonnance en pharmacie, car les conseils personnalisés et les recommandations ciblées du pharmacien sont déterminants pour eux. La disponibilité rapide, la confiance ainsi que la sécurité et le contrôle des médicaments sont également des facteurs déterminants pour se rendre chez le pharmacien.
- 4 Belges sur 10 (40 %), principalement des personnes de moins de 34 ans, se privent parfois de médicaments pour des raisons budgétaires. Ce chiffre représente une augmentation significative par rapport à 2024 (29 %).
- Pour ce qui est de la prévention, les personnes interrogées sont favorables à l’idée d’accorder un plus grand rôle au pharmacien. Plus de 90 % souhaitent que la possibilité de se faire vacciner par le pharmacien (actuellement contre la grippe et le coronavirus) soit élargie (notamment aux pneumocoques, au VRS, etc.). Ils estiment également que les pharmaciens peuvent apporter une valeur ajoutée en matière de dépistage. Les patients partent toutefois du principe que ces services sont majoritairement gratuits.
- Un Belge sur trois s’inquiète de la consommation de médicaments de ses parents, les principaux risques cités étant la prise en quantité insuffisante ou au mauvais moment.
La pharmacie, lieu de confiance
Après le médecin généraliste, le pharmacien est le professionnel de santé que les Belges voient et consultent le plus souvent. Pour 64 % des personnes interrogées, le pharmacien figure dans le top 3 des professionnels de santé les plus consultés.
Les conseils qu’il dispense sur les produits pharmaceutiques ainsi que les réponses aux questions relatives à la santé ou aux maux courants sont ce que les gens apprécient le plus chez leur pharmacien.
Ces conseils sont également la principale raison pour laquelle plus des trois quarts des Belges préfèrent se procurer leurs médicaments, y compris ceux sans ordonnance, en pharmacie. Les explications sur la posologie, les effets secondaires, le moment de la prise, les interactions avec d’autres médicaments fournies par le pharmacien ou ses propositions d’alternatives sont considérées comme une valeur ajoutée indispensable qui fait défaut en ligne.
.La sécurité semble également être un facteur important. Les personnes interrogées indiquent moins craindre les contrefaçons et avoir davantage confiance dans la qualité des médicaments.
La disponibilité immédiate des médicaments est également une raison importante pour laquelle les patients préfèrent se les procurer directement en pharmacie.
L’amélioration de l’accessibilité aux soins de santé reste indispensable
En tant que société coopérative, Multipharma souhaite rendre les soins pharmaceutiques accessibles à tous. C’est une nécessité absolue. Cette enquête montre que plus de 40 % des Belges se privent parfois de médicaments pour des raisons budgétaires. Ce chiffre représente une augmentation significative par rapport à 2024 (29 %). Les femmes (45 %) et les moins de 34 ans (49 %) sont les principaux concernés. Ce chiffre atteint également 45 % chez les 35-54 ans.
En tant que coopérative, Multipharma peut réinvestir la majeure partie de ses revenus dans la qualité des conseils fournis par ses équipes officinales, dans un meilleur suivi des patients et dans une organisation efficace pour répondre rapidement aux besoins spécifiques des patients. Multipharma a également remis sur le devant de la scène sa marque propre au sein de laquelle elle a développé de nombreux nouveaux produits. Avec cette dernière, Multipharma souhaite rendre tangibles son expertise et son principe d’accessibilité pour ses patients, en leur proposant des produits de qualité à un prix juste.
Demande de plus de prévention (gratuite) et d’élargissement de la vaccination par les pharmaciens
Multipharma collabore activement, avec d’autres prestataires de soins de santé de première ligne, aux campagnes de vaccination contre la grippe et le coronavirus avec pour objectif commun d’augmenter le taux de vaccination.
En 2025, les pharmacies Multipharma ont administré 63 000 vaccins contre la grippe et 51 000 vaccins contre le coronavirus. De nombreux patients considèrent la vaccination par le pharmacien, définitivement ancrée dans la législation depuis la fin de l’année dernière, comme une valeur ajoutée.
Plus de 90 % souhaitent que la possibilité de se faire vacciner par le pharmacien (actuellement contre la grippe et le coronavirus) soit élargie (notamment aux pneumocoques, au VRS, etc.).
En marge de la vaccination, les patients font aussi de plus en plus appel à leur pharmacien pour d’autres services de prévention, tels que le dépistage, le coaching et la revue de la médication. Les patients partent toutefois du principe que ces services sont majoritairement gratuits.
Le pharmacien perçoit actuellement aussi des honoraires pour un certain nombre de ces services, qui sont indépendants de la délivrance de médicaments, mais servent également à l’indemniser pour le temps qu’il y consacre. La rémunération du pharmacien évolue par conséquent davantage vers un système basé sur les prestations et de moins en moins sur la marge économique tirée de la délivrance de produits.
1 enfant sur 3 s’inquiète de la consommation de médicaments de ses parents
Nous avons demandé aux répondants comment leurs parents gèrent leur consommation de médicaments. La grande majorité de ces parents vivent encore en autonomie chez eux et gèrent souvent leur médication à l’aide d’emballages standard. Les aides comme la préparation de médication individuelle (PMI) sont plutôt des exceptions dans ce groupe, sauf chez les personnes qui nécessitent déjà des soins professionnels ou qui ne vivent plus chez elles. Un Belge sur trois s’inuiète de la consommation de médicaments de ses parents, les principaux risques cités étant la prise en quantité insuffisante ou au mauvais moment.
Les jeunes eux-mêmes ne sont pas toujours des modèles en matière de consommation responsable de médicaments. Ainsi, 1 jeune de moins de 35 ans sur 3 déclare ne pas terminer un traitement antibiotique et même le reprendre de sa propre initiative, sans avis médical, lors d’une infection ultérieure.
« Un système de santé sous pression a besoin de soins de santé de première ligne solides. Et c’est là que le pharmacien joue un rôle clé : il est accessible, compétent et proche du patient. Les résultats de l’enquête iVOX montrent que nous devons ancrer davantage ce rôle dans la chaîne de soins. Le fait que les autorités sanitaires reconnaissent de plus en plus cette réalité, avec des politiques axées sur la prévention, le dépistage, l’accompagnement thérapeutique et la consommation responsable de médicaments, nous donne un appui supplémentaire. C’est pourquoi, chez Multipharma, nous investissons dans les personnes, la technologie et la collaboration, afin que nos équipes officinales puissent réaliser pleinement leur valeur ajoutée sociale, en officine et en dehors », explique Geert Reyniers, CEO de Multipharma et pharmacien de formation.
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Enquête en ligne réalisée par le bureau d’études iVOX à la demande de Multipharma entre le 4 et le 14 novembre 2025 auprès de 1 000 Belges représentatifs en termes de sexe, de langue, d’âge et de niveau d’éducation.
